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Home > Book > Les Bienveillantes - Prix Goncourt et Prix du roman de l'Académie française 2006
Les Bienveillantes - Prix Goncourt et Prix du roman de l'Académie française 2006

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Évaluations de client: 
bof !
2 out of 5 stars.
Je l'ai lu jusqu'au bout sans rien trouver qui justifie le tapage médiatique autour de ce bouquin.

Un document volontairement sans âme
3 out of 5 stars.
Un travail de fourmi pour rassembler tous les détails qui ont permis à Littell d'écrire ce pavé de 900 pages qui décrit méticuleusement l'élimination des juifs de l'est.
Mais on finit par se lasser de cette description répétitive de l'attitude de cet officier qui met ses sentiments personnels à l'abri de son devoir.
Un bon document historique... mais sans âme.

Distanciation brechtienne
2 out of 5 stars.
S'il est bien un "héros" dont on n'a pas envie d'admirer le comportement, c'est bien Aue, ce gradé de l'armée allemande qui nous raconte à posteriori son parcours lors de la Seconde guerre mondiale. Dans un premier temps, sa démarche nous paraît sympathique, et l'on se dit qu'il va nous narrer l'horreur nazie dans laquelle tant d'Allemands de bonne famille furent contre leur gré impliqués. Mais au fil de l'histoire, on éprouve du dégoût pour ses pratiques répugnantes de l'homosexualité, son attirance contre nature pour sa soeur, le meurtre de ses parents, et, ultime horreur, l'assassinat de son meilleur ami.
J'ai eu beaucoup de peine à lire ce roman. Certains passages sont interminables (l'origine ethnique de certains peuples du Caucase, ses phases de délire). Dommage que l'auteur ait séché les cours de synthèse durant ses études, il nous aurait épargné ces nombreuses pages imbuvables.
Par moment, son besoin d'érudition est certes intéressant (comparaison entre le peuple juif, élu et pur, et les Allemands, qui aspirent au même statut), mais il est trop souvent noyé dans sa logorrhée dont seule sa diarrhée semble pouvoir l'en ressortir. C'est dire le niveau ! Quelques passages sont même ridicules, notamment lorsqu'il saisit le nez du Führer entre ses doigts, ou lorsque les inspecteurs le retrouvent lors de l'invasion de Berlin par les forces russes. Quel don dubiquité !
Heureusement que lauteur ait d'ailleurs rajouté cette intrigue policière afin de donner plus de suspense et de structure à son récit.
On retiendra la totale absence de morale qui se dégage de ce livre, puisque Aue a réussi sa reconversion professionnelle après la guerre, quil s'est marié malgré son homosexualité (peut-être le mariage lui procure-t-il la respectabilité nécessaire à se faire oublier) et que ses odieux crimes sont restés impunis.
Quitte à faire dans le cynisme, on aurait préféré apprendre comment un criminel sans scrupules vit avec sa conscience et assume ses monstruosités dans un monde post-nazi qui regarde avec horreur les atrocités récentes et condamne à tour de bras les dignitaires du régime déchu.
Une question subsiste: selon quels critères ce roman a-t-il pu recevoir le prix Goncourt ?


Sans intérêt
1 out of 5 stars.
voilà un livre qui a fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Sur la question de l'extermination des juifs vue du côté des bourreaux, il vaut mieux lire Robert Merle, La mort est mon métier. Et du côté des victimes : Primo Levi. Avec la lecture de ces deux livres, des classiques de grande qualité, en trois fois moins de temps, on n'en apprend 1000 fois plus...

mouton noir de Panurge
3 out of 5 stars.
Le "héros" , ancien ss exterminateur , n'écrit pas pour de l'argent car il gagne bien sa vie , et non plus pour se justifier , prétend-t-il .
Les grecs de l'antiquité ont inventé les Erynes , Déesses chargées de tourmenter les criminels odieux , et les criminels appelaient ces déesses , "les bienveillantes" ; en donnant ce titre à son mémoire le "héros", avoue trés indirectement sa culpabilité qu'il refoule , voila de quoi plaire aux freudiens .
Les grecs , toujours eux , inventérent les Parques , trois déesses qui veillaient sur la vie de chacun , vie comparée à un fil ; qu'une déesse créeait , qu'une autre étirait et une 3 iéme tranchait .
il est étonnant que le "héros" pétri de culture grecque se reconvertit aprés guerre dans le textile , secteur oû il devient responsable d'usine .Il fait dans la dentelle , et non plus dans le cadavre .( notons l'humour cynique )
le "héros" cherche à faire accroire que seuls 5% des ss étaient sadiques et les autres des hommes ordinaires .
mais un homme ordinaire est-il docteur en droit et pétri de mythologie grecque comme le "héros" ?
Il est probable que si les ss étaient parvenus à leurs fins destructrices , ils en fussent venus à se détruire eux-mêmes .
on peut lire ce livre au sujet fort macabre , dont le véritable aspect positif est de nous enseigner indirectement l'humanité et à redescendre sur terre , loin des illusions destructrices des "pseudo grands hommes " .




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