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La Vie sexuelle de Catherine M., précédé de "Pourquoi et Comment"
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| Description: | |  |  | | "Je suis entrée dans la vie sexuelle adulte comme, petite fille, je m'engouffrais dans le tunnel du train fantôme, à l'aveugle, pour le plaisir d'être ballottée et saisie au hasard", déclare la narratrice. En quatre chapitres ? le nombre, l'espace, l'espace replié et détails, soit la multiplication des aventures, d'une partouze à l'autre, les relations à l'emporte-pièce, les lieux et le corps apprécié dans ses coins et recoins ?, Catherine se livre volontiers et sans fard à toutes les confessions, baisant "comme elle respire". Nulle chronologie, nulle construction véritable dans ce récit débridé conduit tout entier à la première personne. La quatrième de couverture parle de tradition érotique et de littérature française. Soit. La Vie sexuelle de Catherine M. n'est pourtant pas un texte érotique mais plutôt pornographique. Il a encore moins partie liée avec la littérature. Mais l'?uvre signée par la directrice d'Art Press a cependant un avantage : les vingt premières pages sont égales aux deux cents qui suivent. Le lecteur pourra toujours consommer sur le pouce. Il n'y perdra rien. --Céline Darner |  |
| Évaluations de client: | |
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|  | Il y a longtemps que je voulais lire La Vie sexuelle de Catherine M., tout dabord parce que jaime la littérature érotique et parce que tout ce buzz quil y avait eu autour de ce livre me travaillait La prochaine fois, je ferai comme à mon habitude, cest à dire fuir les succès populaires car : quelle daube!! Jai limpression de relire 100 coups de brosse avant daller dormir (voir là) mais au moins, dans ce livre, il y avait une histoire On ne peut pas reprocher à Catherine Millet de nous avoir dupés : son titre a bien été choisi car nous avons par le menu toute la vie sexuelle de Madame Millet et quand je dis tout, c'est tout. Attention, ça va devenir salace!) Contrairement à un homme, une femme ne ment pas sur ses pratiques sexuelles ; c'est peut-être ce qui est le plus dérangeant ici. Car tout ce quelle raconte, nous savons bien en notre for intérieur qu'elle la réellement vécu. Et autant vous dire que sa vie sexuelle na rien à voir avec celle du commun des mortels ici, tout est simple, direct et cru. Dans cette vie sexuelle, le plaisir est absent Catherine Millet est une baiseuse exhibitionniste qui raconte par le détail comment elle se fait prendre, par combien, où et quand. Elle présente un livre technique et glacé où le plaisir est absent, où seule compte la nécessité de partouzer, de retrouver des corps sans tête, des sexes sans fin. Dans ce livre, tout est répétitif, je dirais même pratique, loin de toute volupté. Nous ne sommes pas dans l'érotisme (genre décidément trop difficile pour les auteurs contemporains?) mais véritablement dans la pornographie. A éviter absolument. Catherine Millet est bien connue dans les milieux de lart. Elle est l'auteur dessais sur l'art contemporain et de monographies consacrées aux artistes d'aujourdhui. Je suis entrée dans la vie sexuelle adulte comme, petite fille, je m'engouffrais dans le tunnel du train fantôme, à l'aveugle, pour le plaisir d'être ballottée et saisie au hasard, déclare la narratrice. En quatre chapitres le nombre, l'espace, l'espace replié et détails, soit la multiplication des aventures, d'une partouze à lautre, les relations à l'emporte-pièce, les lieux et le corps apprécié dans ses coins et recoins , Catherine se livre volontiers et sans fard à toutes les confessions, baisant comme elle respire. Nulle chronologie, nulle construction véritable dans ce récit débridé conduit tout entier à la première personne.
| | Les coincés du cul n'apprécient pas ce chef d'oeuvre... | |
|  | La lecture des commentaires sur ce livre est hilarante. La longue cohorte de coincés du cul et de grenouilles de bénitier viennent se scandaliser de cette littérature où le sexe est "mécanique", "déshumanisé", "froid", dépourvu de sentiments...
On croirait entendre des premières communiantes offusquées. Il faut dire que pour la géniale Catherine Millet, le sexe n'est pas cette limite ultime de l'être humain qu'il convient de traiter avec grandiloquence, pathos et trémolos dans la voix. La sexualité n'est pas dans un tabernacle, elle est juste une succession de moments et d'étreintes dont on peut, simplement et modestement, faire la chronique.
Pécheresse ! Nymphomane ! Les bandeurs-mous et autres pères-la-vertu font dans la diffamation et la dénonciation inquisitrice ("Abjure, hérétique ! Satanique !"), on se croirait encore au 19ème siècle... Ou aux Etats-Unis, où montrer un bout de sein est un crime contre l'humanité.
Bref, revenons à l'essentiel : la splendeur pure et simple de ce texte. La beauté de la langue de Catherine Millet, qui fait ici très clairement une oeuvre "littéraire", et non simplement une plate chronique.
Pour ma part, je retiendrais toute ma vie la dernière phrase du texte, qui vaut à la fois pour sa très grande beauté, et à la fois pour sa très profonde pertinence : « La raison en était claire dès l'instant : j'étais déjà pleine de la coïncidence de mon corps vrai et de ses multiples images volatiles. »
| | La vie sexuelle comme prolongement de l'âme... | |
|  | Aborder des sujets si crus et si personnels avec tant de brio, de plume et d'humour force l'admiration. Finalement, le lecteur navigue entre la justesse et la qualité de l'écriture dans laquelle il se laisse bercer (notamment les multiples et superbes métaphores évoquées) et le tranchant d'un récit vif et controversé(même à notre époque plus libérée).
A la conclusion de ce livre, on se prend à souhaiter que finalement Catherine M. continue cette histoire, pas forcément sur le même thème mais pour en apprendre encore un peu plus sur elle.
| |  | La vie sacrifie-t-elle à la mode de la sexualisation de tout comme l'estiment certains critiques? Les polémiques manquent et aujourd'hui en littérature et elles ont bien peu de densité. Elles font parfois beaucoup de bruit pour rien. La vie sexuelle de Catherine M. a fait un temps scandale avant de devenir best-seller aux USA où la pudibonderie et les tabous sur la sexualité sont nombreux. Ce livre n'a pas échappé à cette tendance à l'outrance, que ce soit celle de l'auteur pour déployer toutes ses frasques sexuelles avec un luxe de détails étonnant ou celles des médias et du public qui se sont partagés entre dégoût, mépris souvent insultant, incompréhension, découverte jubilatoire et plaisir intense à la lecture d'une oeuvre audacieuse. Personnellement, j'ai apprécié le "spectacle", la théâtralité de cette sexualité plus médiatique certainement qu'autre chose qui annonçait Partouzes de Yann Moix à sa manière ; cette sexualité féroce dans la quantité comme la qualité, dont la permissivité invite justement à redéfinir en soi les limites, les frontières ou les méandres de nos quêtes personnelles liées à ce sujet.
Catherine Millet fait rarement dans la dentelle quand elle parle de sexe, encore moins quand elle évoque le sien et ceux qu'elle a connus. En piochant dans ses souvenirs obcènes, elle se délecte de baises éphémères et sans implication, "suce" gouluement les mots, dévore les images des milliers de corps qu'elle a sentis en elle, arrose ses phrases de giclées de "foutre" inconnu, fait jaillir des "queues" étrangères, son "con" sans cesse dilaté et son "trou" aventurié, avec une liberté déconcertante. Elle nous fait glisser sans pour autant recourir à la vulgarité dans la jouissance de sa sexualité délictieuse dont elle ne tire que la gratuité du plaisir. Elle ne manque pas de crudité dans ses évocations, ni de jusque-boutisme dans la description de la consommation nymphomane, même si l'exhibition de sa sexualité hyper-active et quelque peu déséquilibrée tombe de temps à autre dans l'indécence, la surcharge forcée et donc l'ennui dans la mesure où il n'y a guère de réflexion de fond.
Peu d'intériorité dans le personnage sulfureux et décapant de Catherine M. bien que les 4 chapitres mettent en perpsectives les apports du nombre, des apprentissages, de l'espace et du détail pour la construction de son corps et de sa sexualité de femme. J'ai cependant ressenti beaucoup de choses au travers de ce discours glacé comme le papier, ces mots vitreux parfois, ces accumulations d'expériences multiples, ces échangismes ou libertinages plein de fantaisie, ces froides pénétrations simultanées au plus profond des entrailles. J'avoue que j'ai beaucoup aimé l'humanité qui se dégage de quelques instants ou de quelques mots. C'est très fort justement parce qu'il y a dans le style, l'écriture fluide et sanguine comme sur le fond, une focalisation sur l'aspect et le descriptif qui sont souvent mis de côté par ceux qui intellectualisent la sexualité. Ici, la part du fantasme et de la réalité n'est pas mesurable et c'est d'autant plus intéressant qu'on est constamment sur le fil du rasoir, en train de se demander si ce qui est exprimé tient du vécu ou d'une fantasmatique déviante et assez jouissive.
La Vie sexuelle de Catherine M. est un roman en miroir volontairement à double tiroir : les lecteurs pétris de préjugés n'y verront qu'une nauséabonde série de sessions de baises à la limite de la prostitution consentie, les autres trouveront un large panel d'émotions et d'affects qui les troubleront et les feront réfléchir aussi sur eux-mêmes...
Le problème de la littérature et des mots, c'est que souvent, ils croient donner l'image d'une réalité avec laquelle il y a pourtant une très grande distorsion. Je pense que ce qui choque le plus, ce n'est pas tant le sexe si obscène soit-il (qui est très utilisé en littérature) ni même l'aspect pornographique, que le fait de voir une femme se permette d'en parler sous son angle mécanique et technique comme nombre d'hommes en n'hésitant pas à se faire passer pour une salope en confondant expérience, plaisir, danger, sexe et rapport...
Note 3,1/5.
| | Beaucoup de bruit pour rien | |
|  | On annonçait une révolution littéraire... Quelle déception! Certes, on nous a promis une vie sexuelle, et elle est bien là. Mais pas une explication, pas un semblant d'émotion ou de sentiments. La narratrice ne serait-elle qu'une machine à sexe dépourvue de coeur ou de cerveau? Cela tient plus d'une présentation scientifique des faits (et rien que des faits)que d'un journal que l'on souhaiterais plus intime. Non pas sexuellement intime (on ne peut pas faire mieux que ce qui nous est présenté), mais intime du point de vue de l'être, de l'essence... A moins que le but soit de choquer pour choquer, ce livre est une grande déception.
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